vendredi 13 mai 2011

Dimanche à Devonport

Dimanche 8 mai

Youhou ! Nous sommes de retour. Il faut dire que nous n'avons pas grand chose à raconter depuis que nous nous sommes installés. Ca doit être l'effet Xbox.

Enfin quand même, dimanche dernier, il faisait beau et chaud (contrepéterie belge) donc nous avons décidé d'aller nous balader à Devonport, de l'autre côté de la baie d'Auckland. Nous avons donc empaqueté une boite de tomates cerise et une bouteille d’eau et nous sommes partis pour le ferry. Quitte à aller en centre-ville, autant y aller à pied, Google nous dit que c’est à 1h15 de marche. C’était, comme toujours, sans compter sur le relief d’Auckland mais nous avons quand même fini par arriver vers midi et demi à l’embarcadère. 

Nous sommes déjà crevés, ça s’annonce bien. Avant d’embarquer, nous prenons quand même un chocolat chaud et un muffin chocolat-caramel au Esquires, ce qui nous donne l’occasion d’une conversation avec la serveuse assez spectaculaire dans le style « discussion de comptoir », sur le thème « l’argent, de nos jours, c’est tout ce qui compte». 

Nous achetons donc deux aller-retour pour Devonport pour 22$ et nous débarquons 10 minutes plus tard à notre destination. Les néozélandais sont un peu optimistes de nature et ont vite fait d’appeler « montagne » ce qui est tout juste une colline. 

A Devonport, il y a donc deux petites collines, la plus connue étant le Mont Victoria, qui culmine le quartier du haut de ses 87 mètres. Nous entreprenons donc l’ascension du mont par la rue…Victoria, bah oui, toujours autant d’imagination. Le chemin monte en pente douce et malgré notre longue marche jusqu’au centre-ville, nous nous lassons vite du chemin et nous montons tout droit jusqu’au sommet, ce qui prend 30 secondes. 


Le mont Victoria étant le volcan le plus haut du Northshore (respect), il offre une vue à 360° sur toute la baie d’Auckland, sur Rangitoto Island, sur le grand port et sur les buildings du centre-ville. A l’époque, il servait aussi de bunker pour surveiller et protéger la baie d’invasions russes. Qu’allaient-ils faire dans cette galère ?

Après le rapide tour du sommet, nous redescendons vers la deuxième colline de Devonport, qui servait jadis de base militaire. Comme je le disais, c’est une belle journée donc il se met à pleuvoir légèrement. Il fait toujours chaud donc ce n’est pas désagréable. L’ascension de la deuxième colline est encore plus rapide que la première. Cette fois-ci, on a une meilleure vue de Rangitoto Island. C’est une grande île volcanique transformée en réserve naturelle. Il faudra qu’on prévoit un weekend pour la visiter. 

On visite les quelques ruines de la base militaire et des bunkers. Il faut dire que l’endroit est vraiment idéal pour surveiller les allées et venues des bateaux dans la baie. Avec deux canons judicieusement disposés, on pouvait la défendre sans difficulté. Plouf le deux-mâts !

En attendant, le nuage est passé et on a à présent un magnifique arc-en-ciel qui tombe jusque dans la mer. Nous redescendons de la colline vers la plage de Cheltenham Beach. Les maisons de ces quartiers sont gigantesques et très luxueuses et d’énormes voitures de luxes sont garées devant les garages. Christophe rêve d’une maison comme celle que nous voyons mais je les trouve un peu trop près de la mer à mon goût. Dans un pays le derrière entre deux plaque tectoniques,  les raz-de-marée ne doivent pas être improbables. 

La plage est déserte et Christophe émet l’idée de piquer une tête. Heureusement, le soleil à commencé à disparaître derrière de gros nuages et il laisse tomber l’idée. Nous reprenons le chemin du ferry pour le retour. Nous ne risquons pas de rater le dernier, aujourd’hui, Kati Perry donne un concert au Vector Arena, il y aura donc des ferrys jusqu’à tard pour les habitants du Northshore. Dans le ferry, nous croisons d’ailleurs des fans habillées n’importe comment avec des perruques  de toutes les couleurs. Quant à nous, nous sommes sur les rotules. Nous nous trainons difficilement jusqu’à notre arrêt de bus. Christophe commence à avoir une migraine qui promet d’être féroce.

Le bus arrive rapidement mais avec leur système bizarre, il faut bien 15 minutes pour que tous les passagers montent et que le bus démarre. 

J’avais déjà dit que les bus étaient assez chers dès qu’on devait parcourir de la distance, mais en plus, il y a un système de paiement par carte prépayée assez mal fichu. Sur la carte, on ne peut que mettre des trajets du même nombre de zones. Pour Christophe, il a deux zones à parcourir pour aller de chez nous au centre-ville. Du coup, sur sa carte, il a chargé 10 trajets de 2 zones. Mais il ne peut pas les utiliser pour parcourir seulement une zone. Enfin bref, c’est un peu bizarre. En plus, en montant dans le bus, on glisse la carte dans la machine et on annonce au chauffeur le nombre de zones que l’on veut. Le chauffeur pianote alors sur la machine qui crache un ruban de papier couvert de pubs et vaguement marqué du nombre de zones débitées. Il va sans dire que la longueur du ruban est proportionnelle au nombre de zones. Du coup, à chaque fois qu’on prend le bus, on se retrouve avec un bout de PQ dont on ne sait pas quoi faire et qui ne sert à rien. 

Je vous rassure, la Nouvelle-Zélande, ou du moins Auckland, est en train de passer au Navigo. Ici ça s’appelle « Hop » et ça risque de ne pas être triste. Je crois qu’il faudra passer son badge à la montée et à la descente et que ça débitera directement l’argent de son compte. Ce sera aussi une sorte de Moneo puisqu’on pourra acheter son café et son journal avec. Le pire, c’est que toutes les compagnies de bus ne se mettront pas au Hop en même temps. J’ai hâte de voir ça.

1 commentaire:

  1. Oh, on a pas la photo de l'arc-en-ciel dans la mer....
    Mais tout le reste est formidable, on vit vraiment vos aventures...enfin presque!
    Bonne continuation !

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