Samedi 30 avril
Aujourd’hui, c’est le grand jour ! Fini les déménagements, les recherches d’appartements ou d’auberge de jeunesse, plus jamais de bagages à faire ou presque.
Pour l’occasion, nous avons loué une voiture. Pour le weekend de 4 jours déjà longuement relaté, nous avions loué une voiture qui nous avait coûté environ 45$ par jour, assurance 0 franchise incluse. Ce n’est pas cher, nous disons-nous, on va en louer une pour la journée, ça nous coûtera 45$, c’est raisonnable. Que nenni ! Le prix à la journée est de 59$, plus l’assurance à 15$ ! Du coup je décide d’aller au loueur d’à côté, qui se vante d’être le moins cher de la ville. Il me propose une voiture pour 58$, mais l’assurance laisse une franchise de 900$. J’ouvre grand les yeux et souffle comme s’il m’avait annoncé un prix exorbitant. « ok, ok, je peux vous la faire à 48$ ». Ah bon, bah d’accord alors. Nous voilà donc avec une voiture, une manuelle qui plus est.
Samedi matin donc, nous préparons nos bagages et nous sommes prêts vers 11h. Voilà justement Peter qui rentre d’une de ses affaires. Au passage, je remarque qu’il y a une jeune femme avec lui dans la voiture. Hahaaa. Bref, il a encore 2 ou 3 trucs à faire donc il nous donne la clé de notre nouvelle maison et nous rejoindra vers 12h30 pour finir de nettoyer les plafonds.
Le temps de mettre toutes nos affaires dans la voiture, dont nous avons facilement trouvé la commande du coffre cette fois, et trois minutes plus tard, nous voilà chez nous. Il fait un temps magnifique alors qu’il a plut toute la semaine, c’est un signe ! Bon allez, visite guidée.
Voici notre petit jardin vu de notre portillon en bois. « It’s all finced » avait fièrement déclaré Peter, en voulant dire que c’était tout clôturé. J’adore mon jardin !
Ensuite, voici le patio. Sur les deux poteaux de droite, il y a des crochets pour attacher un hamac. La fenêtre de gauche appartient à l’autre moitié de la maison, où loge une femme faisant de la reliure de livre. La fenêtre de droite donne dans notre chambre.
Voici l’entrée de la maison. La première porte donne sur la chambre, la deuxième mène au salon. Toute la maison est moquettée sauf la cuisine et la salle de bain. On a eu de la chance, notre moquette est bleue. Les néozélandais sont particulièrement doués pour mettre des moquettes hideuses qui ont l’air sale avant même d’avoir été posée.
Bref, voici la chambre, avec un graaaaaaaaaaaaaaand dressing. Vous avez vu mon dressing, hein ? Il est beau mon dressing! Les portes cachent l’autre moitié mais il y a une autre penderie de l’autre côté. Le plafond est super haut avec un lustre assez chouette. Par contre, il nous faudra une echelle pour changer les ampoules. Là on voit que le plafond est sale, il est couvert de moisissure. Après le passage de Peter et son super démouldeur, il est comme neuf.
Ensuite la deuxième ouverture de l’entrée mène au salon, dont je n’ai pas pris de photo parce que j’ai oublié. Il est grand mais, comme je l’avais raconté pendant le récit de la première visite, il n’y a qu’une fenêtre placée très haut et pas large. Elle laisse entrer un peu de lumière mais on n’a pas de vue. De toute façon, si on avait eu une vraie fenêtre, on aurait eu la vue sur le salon des voisins.
Donc passons à notre cuisine, avec son petit bar. Le lino est moche mais on avait déjà la moquette bleue, on ne pouvait pas tout avoir. La cuisine est fournie avec la cuisinière électrique, qui envoie du paté, ce n’est pas les plaques merdiques de nos chambres d’étudiant. Au bout de la cuisine, il y a la porte de derrière, et juste avant la porte, il y a notre salle de bain. Oui, c’est étrange de mettre la salle de bain à coté de la cuisine mais ce n’est pas si bête : le ballon d’eau chaude est à proximité des deux et il n’y a pas besoin de faire couler l’eau dix minutes pour qu’elle soit chaude.
Donc voici notre salle de bain. C’est spartiate mais fonctionnel. Il y a une fenêtre en hauteur, par contre, c’est une autre spécialité néozélandaise : elle ne ferme pas. Ce sont en fait des sortes de clayettes de verre qui s’inclinent plus ou moins mais on ne peut pas la fermer pour limiter la moisissure. Il y a d’ailleurs la même chose dans le salon : deux des panneaux qui forment notre « fenêtre » sont des trucs à clayettes. Vive l’isolation.
Et donc derrière la maison, il y a notre fil à linge, et un petit cabanon-buanderie, où se trouvent deux machines à laver : la nôtre et celle de la voisine. Ici, lorsque les machines ne sont pas à chargement frontal, elles ont le tambour à l’envers : l’axe de rotation est vertical. Etrange et surement moins efficace.
Voilà donc pour le tour du propriétaire. J’oubliais : nous avons aussi un garage où nous pourrons loger un étudiant pour 500€ par mois, ça devrait être rentable. Il y a même une fenêtre, c’est mieux que notre salon.
Après ce petit tour, nous déchargeons toutes nos affaires et nous attendons que Peter nous retrouve parce qu’il n’a pas les clés. Christophe, maniaque comme à son habitude, s’est saisi d’un seau et de notre éponge à vaisselle et a entrepris de lessiver tous les murs. Adieu mon éponge. On peut l’entendre ronchonner que les locataires précédents étaient de vrais porcs. Il y a quelques traces de poussière et l’empreinte des anciens meubles mais à part ça, les murs sont très bien. Enfin, ça l’occupe et c’est vrai que le résultat est sympa.
13h30, Peter n’est toujours pas là et je m’impatiente. Il faut absolument qu’on aille faire les magasins, ne serait-ce que pour avoir un lit et surtout : un frigo ! Pas con hein ?
Finalement, nous repassons chez Peter lui donner les clés et nous partons en quête du frigo, de quelques meubles et d’une serpillère pour Christophe le Maniaque.
Nous tentons notre chance au Houseware du centre commercial de St Lukes, mais ils n’ont que des petits frigo-bar. C’est mignon mais pas suffisant, même si nous avons largement survécu avec un petit frigo toutes nos années d’étude. Par contre, comme vous l’aurez remarqué sur les photos, il n’y a pas de chauffage dans les maisons néozélandaises. Point de chauffage central, de convecteur, de poêle, de chauffage au sol, rien ! C’est donc tout naturellement que n’importe quel magasin vend des chauffages de toute sorte, mais surtout des « bains d’huile ». Nous optons pour un « 9-fins » (ça se compte en fin, c'est-à-dire en barre d’huile), avec thermostat et timer, le grand luxe. Il a des roulettes alors nous le baladerons de la chambre au salon en fonction des besoins. Pour la salle de bain, nous prenons aussi un petit radiateur soufflant à 19$, comme à l’école. Nous réaliserons en rentrant que nous n’avons pas de prise dans la salle de bain, hin hin hin.
Toujours à la recherche du frigo, nous tentons alors un super magasin d’électroménager qui vend des cuisinières à gaz avec 6 feux, une plaque à griller, deux fours et un tournebroche. Impressionnant mais nous avons déjà une cuisinière. Il y a plein de frigos américains à double portes et distributeurs de glaçons, mais les frigos normaux sont cachés tout au fond. Tous les frigos sont entre 850$ et 1300$, c’est un peu cher. En plus, ils ont l’air de consommer pas mal, aucun n’a plus de 2 étoiles sur 5. Et là, surgit devant nous, un frigo… à 600$ ! Il est beau, il est grand, plein de rangement et il a un vrai congélateur. Le magasin livre pour 65$, c’est un peu cher mais on n’a pas vraiment le choix. Nous faisons un rapide tour des télés et des micro-ondes mais finalement, nous ne repartons qu’avec le frigo. Ouf ! C’était le principal.
En ressortant, nous passons devant un magasin de lit mais il n’y a rien à moins de 1500$. Ici, la taille des lits ne se calcule pas en centimètres comme 90x200, 140x200 etc. Il y a le Single, le Single King, le Double, le Queen, le King et le Super King (celui-là, il fait rêver). C’est plutôt pratique parce que du coup, tous les draps, les couettes, les housses, etc, sont aussi indiqués dans ces tailles, il n’y a pas besoin de se creuser la tête. Nous pensons qu’un Queen correspond à un 140x200, c’est ce que nous voulons, mais nous ne le trouverons pas dans cette boutique.
Le magasin suivant est un magasin de fourniture de bureau. Ils ont aussi quelques meubles et j’avais repéré une bibliothèque soldé à 40%. Christophe aime bien la bibliothèque et nous repérons aussi un double bureau qui pourrait nous servir de table, lui aussi à 40%. Nous allons y réfléchir.
Nous commençons à avoir un petit creux, nous avalons rapidement une barquette de sushis et nous reprenons notre exploration. Au Farmers (l’équivalent du BHV), il y a des lits dont un en soldes dans les 1000$, sommier tapissier et matelas inclus. Ca fait quand même un peu cher. Il y a quelques tables et des chaises mais elles sont aussi assez chères. Nous décidons plutôt de faire un tour en centre-ville où nous avions repéré un magasin de meubles d’occasion. Christophe commence à être fatigué, il devient grognon. C’est de plus en plus fréquent, qu’est ce que ce sera dans 50 ans !
Bref, en ville, nous faisons choux-blanc, le magasin est fermé et nous ne voyons rien d’intéressant par la fenêtre. Retour à St Lukes où nous achetons finalement le double bureau et l’étagère. Ils sont en kit, type IKEA, et faire entrer les cartons dans la voiture est assez acrobatique.
Ensuite, nous retournons dans notre cher K-mart pour nous trouver deux chaises pliantes à 15$, un matelas gonflable, des draps et quelques trucs utiles comme des cintres et des pinces à linge. Nous faisons aussi quelques courses, ne serait-ce que pour avoir du cidre et des cajous pour nous récompenser de nos efforts.
Et voila pour notre journée d’emménagement. Ah non, en fait, nous réalisons que nous n’avons pas d’outils pour monter les meubles que nous avons achetés. Un dernier tour au Houseware et nous voilà armés de 6 tournevis pour 6$.
Une fois rentrés, nous luttons un bon moment pour sortir les meubles de la voiture et tout le reste du bazar. Christophe s’attaque à l’étagère pendant que je gonfle le matelas. La pompe à matelas coutant plus cher que le matelas, j’ai refusé d’en acheter une en disant qu’on se relaierait pour le gonfler à la bouche. Christophe n’étant pas d’accord, je me retrouve seule à gonfler le matelas entre deux vertiges d’hyperventilation. Merci poussin.
Nous mettons un coup de chauffage mais toute notre activité suffit à nous réchauffer. Le four se déchaine sur notre pizza et fourni aussi de la chaleur. Pour cette nuit, nous dormirons dans le salon puisque la pièce a été réchauffée.
C’était sans compter sur la tempête de la nuit. Un grand courant d’air s’installe entre la porte d’entrée et la porte de derrière, avec l’aide des deux fenêtres à clayettes du salon. Nous avons très froid.
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