Mon patron me convoque dans son bureau pour me parler d'une affaire urgente. Je me dit qu'il doit encore s'agir d'une histoire de modification de logiciel en coréen, mais pas du tout.
Sur l'écran de son ordinateur se trouve une vue Google map du nord de Toulouse et il m'annonce vouloir acheter une propriété dans le coin. Plus précisément dans un petit village au nord de Toulouse facilement accessible depuis l'aéroport avec des montagnes et un canal. Il me dit aussi qu'il va se rendre en France fin mai pour visiter des propriété dans ce village.
Aujourd'hui, il me redemande « en urgence » de venir le voir car il est en galère avec le site de la SNCF qui n'a pas jugé bon d'en mettre en ligne un version en anglais. Il ne peut donc pas réserver son billet de train.
Je lui montre donc comment choisir un biller, ou écrire son nom de famille et son prénom, puis il e demande pourquoi est-ce si long pour faire 50 kms (1h30). C'est alors que je m'aperçois que le deuxième train de son trajet n'est pas un train, c'est un bus SNCF qui traverse Toulouse en plus de temps qu'il n'en faut pour la traverser à pieds.
Il se couchera ce soir en ayant appris un mot de français : « autocar ».
Barbara me glisse à l'oreille qu'il faut que je lui demande de ramener des magrets de canard en contrebande. Hmm pas sûr que se soit une bonne idée.
Tout cela me fait penser que le grand patron de la boîte m'a interpellé lors du morning tea de vendredi matin pour me dire que le dernier camembert qu'il a acheté presque périmé a littéralement fondu sur la table. Connaissant maintenant les camemberts locaux, je décèle une pointe d'exagération. La discussion a ensuite dérivé sur ce que je devrai apporter lorsque se sera mon tour d'organiser le morning tea : « frog legs », « patay » de foie, « french fries » et « melting smelly cheese ». Certains étaient même étonnés que je n'ai pas fait passé de fromage qui pue en cachette.
Tu écris très bien aussi Christophe, il faut que tu le fasses plus souvent, et non seulement sous la menace de Barbara! A part ça, pour ton patron, louer une voiture aurait été une solution plutôt que l'autocar, pour visiter la région de Toulouse. Il s'appelle comment le petit village?
RépondreSupprimerMarie