12 avril 2011
C’est le jour J : les bagages sont prêts, les adieux sont faits, le dernier fromage au lait cru mangé, il est temps de partir.
L’enregistrement se passe sans problème, même avec les 800g de trop dans ma valise. Un dernier adieu déchirant à mes parents qui ont pris leur journée pour nous accompagner et nous passons la sécurité. Comme d’habitude, il faut pratiquement se mettre en culotte pour passer.
A 18h, l’avion (un A321) décolle. J’avoue avoir un petit moment de panique, non pas à cause de l’avion mais à la perspective de partir à l’autre bout du monde, dans un pays que je n’ai jamais vu, sans emploi et trèèès loin de toute civilisation. Christophe a commencé à jouer à Space Invader avec la manette de son siège et ne semble pas autrement bouleversé. Au bout d’un petit moment, une collation nous est proposée avec le choix entre biscuits salé ou sucré. Comme c’est l’heure de l’apéro je choisi les biscuits salé. Erreur fatale : ce sont des crackers au fenouil. Ne prenez jamais les biscuits salés sur Air France.
Une toute petite heure plus tard, nous atterrissons à Londres Heathrow pour 3h de transit puis nous embarquons à 21h dans notre avion de la Air NewZealand pour Hong Kong puis Auckland !
Nous sommes placés sur le côté gauche de l’avion, près du hublot. Une chinoise à l’air peu avenant se trouve au bout de notre rangée et bloque donc l’accès au couloir. Comme pour me donner raison, elle s’emmitoufle dans sa couverture et s’endort ostensiblement. J’ai envie d’aller aux toilettes.
Un nouveau moment de frayeur m’assaille : il y a une famille avec un nouveau-né à 3 rangées de nos sièges, le bébé va surement pleurer pendant les 12h de vol. Finalement, le bébé ne pleurera qu’on décollage et à l’atterrissage et sera bien moins ennuyant que la chinoise de notre rangée. Il va sans dire que j’ai pris plaisir à me lever 2 ou 3 fois pendant le vol afin de la déranger.
Au bout de 12h de vol, un diner plutôt bon mais frugal, pas mal de sommeil et un tout petit déjeuner à base d’omelette et de haricot, nous atterrissons à Hong Kong. Contrairement à ce qui était indiqué sur le billet, nous devons descendre pendant l’escale. Une nouvelle fois, nous nous mettons en slip pour passer la sécurité. Ma première priorité est de trouver à manger, je meurs de faim. Christophe a une autre priorité mais c’est privé.
18h30, heure de Hong Kong, nous remontons dans l’avion pour les 10 dernières heures de vol. De nouveau, la fin de notre rangée est bloquée par une chinoise mais il me semble bien que ce n’est pas la même qu’entre Londres et Hong Kong. En effet, à peine avons-nous décollé que celle-ci ramasse toutes ses affaires et disparait. Cette fois-ci, il est bien plus difficile de dormir puisqu’il est juste midi selon notre horloge biologique. De nouveau, nous dînons et là, je me réjouis d’avoir acheté mon sandwich. Je choisis le menu bœuf bourguignon à la sauce tomate avec de la purée. Je n’ai jamais passé autant de temps à mâcher des si petits morceau de bœuf, je me demande encore si je n’ai pas oublié d’enlever l’emballage en caoutchouc autour. Mystère. Le dessert n’est pas mieux, je n’ai pas tenu plus de 2 bouchées. Autant, le dessert du vol Londres-Hong Kong était un cube spongieux un peu marron probablement à la fraise mais tout à fait mangeable ; autant celui-ci dépasse mon entrainement de survie. Heureusement, un petit morceau rectangulaire jaune et brillant me sauve la vie. Je crois que c’était du fromage.
Après une longue nuit sans sommeil, le petit déjeuner marque l’apogée de la gastronomie d’avion couplée à la gastronomie anglo-hongkongaise. Je retente l’omelette-saucisse-patate sautée. L’autre choix étant choux chinois-nouilles-ravioli. Erreur stratégique, c’est ignoble.
9h00 heure locale, nous atterrissons dans notre nouveau pays d’accueil : la Nouvelle-Zélande !!! Par un curieux effet de rotation de la terre, nous sommes partis un mardi à 18h et 29h plus tard, nous sommes jeudi 9h. Le plus impressionnant a été de décoller à 18h de Hong Kong et atterrir à 9h à Auckland en à peine 10h.
Auckland, terre promise !! Nous récupérons nos bagages, aucun ne s’est perdu en route, c’est un signe !
Nous passons le poste de frontière fièrement au guichet réservé aux citoyens et aux résidents néo-zélandais, la classe. Bien évidemment, nous passons nos bagages à moult scanner, rayon-X etc pour prouver que nous n’importons pas de nourriture comme des cuisses de grenouille ou des escargots avec nous. J’ai déclaré mon paquet de carambar mais ça ne rentrait pas dans leur catégorie « food ». Quand on voit ce qu’ils mangent ici, je ne mettrais pas ça non plus dans une catégorie nourriture.
Voici donc pour le récit de notre voyage. Prochain épisode : le premier demi-jour à Auckland.
J'ai pas eu la chance de vous dire aurevoir, mais j'espere qu'on aura l'occasion de se voir la bas.
RépondreSupprimerBises, bonne chance, et raconte nous toutes les anecdotes !