Lundi 18 avril
Aujourd’hui j’ai 24 ans et un jour.
Face à nos 3 déceptions lors de visite de petites maisons néozélandaises, nous avons restreint nos recherches aux appartements du centre de Auckland. C’est plus cher, c’est plus petit mais au moins, il y a des chances qu’on n’attrape pas le tétanos en prenant la douche.
Aujourd’hui j’ai donc 4 appartements à visiter dans le centre-ville.
Nous on habite là où il y a le repère GoogleMap pour ne pas le citer, c'est à dire tout en haut d'une des collines d'Auckland. Je n'ai pas encore eu l'occasion de le dire mais Auckland est TRES vallonnée. Ce qui fait qu’aller d’un point A à un point B n’est pas toujours de tout repos.
En plus aujourd’hui, Auckland nous gratifie d’une de ses singularités climatiques : un vent à décorner les bœufs agrémenté de pluies torrentielles par intermittence. Le vent a soufflé toute la nuit et grâce au ridicule simple vitrage de notre appartement, je l’ai senti sur mon visage malgré les rideaux.
Aujourd’hui c’est aussi le premier jour de travail de Christophe, qui tourne en rond et casse un bol en faisant la vaisselle, en attendant d’aller bosser.
Visite n°4 : l’usine à appartement
Mon premier rendez-vous est à 11h30 dans un de ces buildings dont Auckland à le secret, c’est-à-dire dont les 8 premiers étages sont consacrés au parking et les 20 autres à des centaines d’appartements.
J’arrive en bas de l’immeuble trempée malgré le parapluie et je passe 10 fois devant sans comprendre comment rentrer. Tous les accès à l’adresse indiquée sont pour le parking, impossible d’avoir accès à l’immeuble. En fait, l’entrée est au sous-sol, de l’autre côté du bâtiment, c’est-à-dire pas du tout dans Albert Street. Bref, un asiatique nommé William me fait monter voir l’appartement. Là, je déchante vite, l’appartement est au 21ème étage, au milieu de 30 ou 40 autres appartements de cet étage.
Voici un schéma d'un étage, avec les ascenseurs au milieu, et tous les appartement autour.
Tous les étages et tous les appartements sont configurés de la même manière. A vu de nez, ils font une trentaine de m², tout en longueur, avec la fenêtre et un micro balconnet au bout. L’entrée est un petit couloir qui est aussi la cuisine. Au passage, précisons que la cuisine est toute équipée : frigo, plaque vitro, grand four, lave-vaisselle et machine à laver. Une porte dans le couloir mène vers la salle de bain, dans un super état, toute propre, avec une grande douche avec des portes vitrées. Le paradis pour ma grand-mère maniaque de la propreté et des vitres impeccables.
Après vient une grande pièce dans laquelle a été posée une cloison pour faire une chambre. La partie salon contient un petit canapé, une télé, une table et 4 chaises (la télé n'est pas représentée sur le schéma, toutes mes excuses). La chambre contient un lit double et une penderie mais il n’y rentre pas une table de nuit ni une commode. Bref, c’est bien agencé, c’est propre, c’est joli… mais c’est petit et ça fait chambre d’hôtel tellement ça n’a aucun caractère, ni aucune âme. L’agent immobilier prétend que cet appartement fait 36m², mon derrière c’est du poulet.
Un autre aspect qui me gène c’est cette impression d’être dans une usine à appartement, ou dans une fourmilière avec chacun son alvéole. C’est oppressant. En cas, d’incendie, je n’imagine même pas le bazar. Bref, je prends l’application form quand même, au cas où.
Mon prochain rendez-vous étant à 14h, j’ai le temps de passer au Mc Do (ne le dites pas à Christophe) avant de rentrer chez moi, toujours sous les hurlements du mistral local. Je dois même m’arrêter un moment sous un abri de bus parce que mon parapluie s’est retourné et qu’une énorme averse vient de commencer. En plus, ça monte bigrement pour rentrer à l’hôtel, la pente fait près de 45%. Vive la Nouvelle-Zélande, vive Auckland.
Visite n°5 : encore une usine mais en plus petit
La deuxième visite est à 15 minutes à pied. Sur le chemin je croise Christophe qui va manger ses sushis à notre sushi préféré. Bon ok, on y a été qu’une fois mais il est très bien.
Bref, je le laisse manger et me dirige au rendez-vous. Au passage, je tombe sur la caserne de pompier. Je ne l’ai pas encore raconté mais je hais déjà ces pompiers. Leurs camions ont des sirènes assourdissantes et ça a l’air d’être le sport national de les activer à 2h du matin alors qu’il n’y a personne sur la route. Ceci nous ramène encore une fois au problème kiwi du simple vitrage dans tous leurs fichus logements. Je sais, je me répète.
Or donc ! La visite ! Ici aussi c’est une usine à logement et on est 4 familles à visiter. C’est un grand immeuble avec une immense et magnifique entrée. Je ne sais pas où mène la magnifique entrée mais toujours est-il que nous avons longé le bâtiment pour rentrer par une micro porte, prendre un micro ascenseur et visiter 2 micro appartements. Comme ils étaient habités, je n’ai pas fait de photos donc je vais refaire un schéma. Vive Paint !
Donc toujours une petit entrée-cuisine toute équipée, une salle-de-bain bien moins propre que celle de la visite précédente, un micro salon, séparée de la chambre par l’astucieux moyen d’une penderie. Par contre, il y a un balcon assez spacieux, même si il ne donne sur rien.
Tout petit petit, on est encore plus loin des 36m² annoncés, même en comptant le balcon. La déprime et le doute s’immiscent en moi, contrairement à Florent Pagny sur la route toute la sainte journée.
En sortant, j’ai de nouveau le temps de rentrer avant les visites du soir, à 16h30 et 17h30. La pluie et le vent ne se sont pas calmés d’un poil.
Visite n°6 : l’usine de standing
La visite suivante est assez loin, mais dans ce sens c’est en descente donc j’arrive 15 minutes en avance. En plus le vent est un peu tombé et le ciel est complètement dégagé, ça remonte le moral. Il n’y a qu’une seule autre personne qui attend. Il faut dire que cet appartement est à 350$ la semaine, ce qui est notre limite très haute.
Mais très vite, je déchante. Une sorte de hippie buvant une bière nous rejoint, puis une famille indienne puis un asiatique en survêtement et tongs, etc. Finalement nous somme une quinzaine à visiter l’appartement.
Cette fois ci, c’est grand ! Autre bon point, cette fois-ci, nous sommes bien rentrés dans l’immeuble par la belle entrée. C’est bien agencé, il y a une vraie chambre, la salle de bain est bien. Par contre, bein oui, il y a toujours un « par contre » avec moi, les meubles sont hideux et la pseudo-moquette du salon est usée jusqu’à la trame. Le salon n’a pas de vis-à-vis, mais la chambre en a un. On a d’ailleurs pu voir sécher les culottes du voisin. Il n’y a pas de parking non plus. Et puis c’est cher, très cher. Enfin, cette fois je prends un application form, comme les 15 autres personnes.
Allez, en route pour la dernière visite. Je suis déjà sur les rotules. Je cherche l’adresse, et comme d’habitude, l’entrée est à l’opposée de la rue dans laquelle elle devrait être. Comme j’ai un peu d’avance, je m’offre un super chocolat dans un café chic du coin.
Visite n°7 : Presque parfait mais…
Cette fois, nous ne sommes qu’une dizaine pour la visite. Je retrouve d’ailleurs le premier type qui attendait avec moi pour la visite précédente.
L’immeuble est en forme de U autour d’un grand bassin sur une petite esplanade dallée au rez-de-jardin.
C’est d’ailleurs à ce niveau que nous allons. Il y a de nouveau un vingtaine d’appartement tout autour de l’esplanade, avec de grandes baies vitrées. Nous entrons dans l’un de ceux-ci, c’est tout à fait charmant : un petit salon avec la cuisine équipée au fond, une petite chambre à côté, et une salle de bain plutôt bien.
SAUF que, le tout étant fermé par des baies vitrées, à moins de garder les rideaux fermés, on ne peut pas se balader en culotte ou même sans rien. A quoi sert de fuir les collocations si ce n’est pour pouvoir se balader tout nu chez soi ? Et si on fait des galipettes avec la lumière allumée (on fait ce qu’on veut d’abord), tout le monde nous verra par transparence. Moi je veux pouvoir me balader en culotte et faire des galipettes quand je veux, cet appartement est éliminé. En plus il était petit.
Par contre, cet appartement est en face du Countdown, le supermarché du coin. J’en profite pour essayer de trouver à manger autre que le riz en sachet des convenience store. C’est peine perdu, impossible de trouver du jambon, les tomates sont rosâtres, il n’y a pas de pain ou même de plat surgelé attrayant. J’opte pour une pizza mais, a part la pizza à l’ananas (petite pensée pour Anne), il n’y a pas grand choix. Je suis profondément déprimée alors j’achète un camembert à 6$, une pizza et du lait et je rentre.
Sauf que le chemin du retour est loooooooooooong, mon sac est louuuuuuurd et ça monte à pic tout du long.
Arrivée chez nous, Christophe avait déjà fait des courses. Je l’aime.
Bref, après une courte réflexion, je décide de renoncer aux appartements à Auckland. Ils sont petits, il y a trop de gens dans les immeubles, c’est cher, c’est bruyant, c’est oppressant, il n’y a rien de civilisé à manger, le temps est merdique, JE VEUX RENTRER A LA MAISOOOOOON !!
Le soir nous regardons les annonces de petites maisons et nous prenons deux rendez-vous pour le lendemain. En attendant, j’ai reçu un texto de l’agent de la visite n°3 qui nous demande si on est toujours intéressés. C’était la maison dont il fallait refaire les peintures et les linos. On hésite.
A présent, Christophe va vous raconter sa première journée de travail. On applaudit Christophe pour son premier post sur le blog.
PS: on me souffle que nous avons à présent 16 fans, un peu comme les radis. Pardon aux familles, toussa toussa.
PS: on me souffle que nous avons à présent 16 fans, un peu comme les radis. Pardon aux familles, toussa toussa.




Euh...celui qui est sur la route toute la sainte journée...c'est pas Pagny,..c'est DE PALMAS!
RépondreSupprimerSans rancune!
Nous compatissons vraiment dans la difficulté de trouver LE logement...courage!
Et bonne continuation
Arg ! En effet ! Ca doit être le décalage horaire.
RépondreSupprimerMerci !
Les autres, 0/10, vous manquez d'attention.
La pizza à l'ananas !! Et une deuxième dédicace pr moi, yahou !
RépondreSupprimerTu sais qu'à Nantes ils en font une : ananas, pêche et banane !! Véridique ! Sans tomates ni jambons, mais avec pleins de beurre et de gruyère !
Youmi !!
Courage pr l'appart, penses à ton placard de Birmimgham !
Bon alors, cet article de jacky ? :p
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