Mercredi 20 avril
Le but de la journée est de trouver un logement en attendant que notre maison se libère. La location de notre appartement actuel termine demain et nous ne savons pas où aller. Christophe part bosser et je commence à faire le tour des auberges de jeunesse du coin. Le mieux serait qu’elle ne soit pas trop éloignée parce que nous avons quand 23Kg bien tassés de bagages, plus les PC, plus le bazar habituel d’un colon à la conquête du monde.
11h00 : il faut bien se rendre à l’évidence, ça va nous couter bonbon de nous loger en auberge (environ 480$ la semaine), même pas trop chère, surtout si on veut une chambre perso. Les dortoirs c’est rigolo pendant les vacances mais là on a toutes nos affaires, j’ai moyennement confiance.
Le propriétaire m’appelle pour me dire qu’il va passer finir les papiers de l’appartement et récupérer le montant de la caution plus une semaine de loyer, soit 5 semaines de loyer, soit 1475NZ$. Je prends donc mon petit baluchon et je me dirige vers la Westpac, avec laquelle la BNP a un accord pour ne pas qu’on paye de frais lors des retraits. Je vais retirer 1000$ avec ma carte et 475$ avec la carte du compte commun pour ne pas dépasser nos plafonds de retrait. Sauf, que les distributeurs néozélandais ne donnent que 800$ maximum. Va donc pour 800$ sauf que là, le distributeur me dit que j’ai dépassé mon plafond de retrait. Caca boudin. Je sors l’autre carte, et je demande cette fois 800$. Ca marche ! Et le distributeur me crache 800$ en billets de 20$, et ça en fait une belle liasse. Je réessaye avec l’autre carte et je retire de nouveau 680$, encore une grosse liasse.
Je rentre à l’hôtel, non sans me retourner 15 fois pour surveiller que je ne suis pas suivie et en suspectant tous les piétons qui attendent au feu avec moi. Finalement, aucun braquage, aucun enlèvement ou prise d’otage, c’est décevant.
Peter passe en bas de l’appartement, il a sa gamine avec lui. Il commence à remplir les papiers sur le capot de sa voiture mais, bien sûr, tout s’envole et la gamine commence à s’agiter. Du coup, Peter me dit qu’un de ses bungalows s’est libéré et que si je veux, je peux y emménager en attendant la maison, moyennant 250$. Peter, mon héro ! Je lui dis que j’accepte sans hésiter mais il veut absolument me montrer le bungalow avant que j’accepte, il est fatigant.
Bref, je cède, il nous emmène chez lui où se trouve le bungalow, à moins d’un kilomètre de notre future maison. Cela me donne encore une fois l’occasion de m’étonner des règles de circulation en Nouvelle-Zélande. Ici les lignes blanches, les zébra et les lignes de voie ne servent qu’à la décoration. Peter téléphone au volant et change de voie sans mettre de clignotant, ou navigue un peu au milieu de deux voies. Les autres font pareil. Il parait que le taux d’accident est assez élevé ici, plus qu’en France en tout cas.
Le bungalow est parfait, à part qu’il y a 2 lits simples, un dans chaque pièce. Ca va nous rappeler la première année d’EMN. J’en profite pour lui emprunter des draps en l’apitoyant sur notre sort d’exilé politique. On repart dans l’autre sens, Peter me dépose en bas de notre immeuble, juste à temps pour aller manger avec Christophe au… japonais ! Quelle surprise.
Maintenant que la question du logement est réglée, reste la question du transport.
En Nouvelle-Zélande, le vendredi saint et le lundi de Pâques sont fériés. Ce serait dommage de ne pas en profiter avant que l’hiver n’arrive. Nous prévoyons donc de partir pour 4 jours dans le Northland, le bout de terre encore plus au nord que Auckland.
Après manger, je me rends donc à l’office de tourisme d’Auckland pour trouver des brochures. C’est merveilleux, il y a même un guide gratuit du Northland, c’est presque trop facile.
En sortant, je ne suis pas loin du AA alors j’en profite pour prendre des renseignements. Le AA n’est les pas les alcooliques anonymes mais le « Automobile Association » ou quelque chose du genre. C’est là qu’on remplit un formulaire, qu’on donne sa carte d’identité et qu’on reçoit en échange, un permis de conduire. Maintenant, il n’y a plus aucun doute sur la raison de la façon de conduire des néozélandais. Je prends un formulaire pour Christophe, et un formulaire de traduction de permis pour moi. Je n’aurais pas besoin de repasser d’épreuve théorique ni pratique pour la voiture parce que je l’ai depuis plus de 2 ans. Par contre, je ne pourrai pas traduire le permis moto avant son deuxième anniversaire, dans 1 an et 4 mois. Le seul problème c’est que mon permis international n’est valable qu’un an. Grrrr.
Après cela, je gravis l’infernale côte jusqu’à notre appartement, et je me mets en quête d’une voiture de location. Ici, ça ne coute rien, environ 10€ la journée pour les moins chères. Quitte à louer une voiture pour le weekend, autant la louer demain aussi, on pourra déménager facilement de l’hôtel.
C’est un peu plus facile à dire qu’à faire puisque toutes les voitures sont louées et je n’ai toujours rien trouvé à 17h30, heure de fermeture des bureaux. Finalement, je trouve une voiture dans une agence un peu plus chère, mais vu qu’on a un logement pour moins de 300$, je me permets cette petite extravagance.
Maintenant, il reste encore à faire notre itinéraire et trouver des auberges sur la route. Encore une fois, c’est le long weekend avant l’hiver, il n’y a plus une place dans les quelques auberges que je contacte. Je décide d’attendre le retour de Christophe pour continuer.
En attendant, je réalise qu’à parti de demain, je n’aurais plus internet et qu’il me faut donc accumuler le plus d’info possible sur tout avant d’être coupée du monde. Je passe rapidement en revu les différentes banques dont je ne comprends pas grand-chose aux tarifs. Ensuite je m’attaque aux fournisseurs d’internet et là, c’est le drame.
La Nouvelle-Zélande vient juste de découvrir l’ADSL. Ici, c’est une offre exceptionnelle, à la pointe de la technologie quand le FAI vous propose de passer à l’ADSL. Toutes les pubs ventent cette technologie révolutionnaire qui permet d’aller sur internet sans occuper la ligne téléphonique. Le pire c’est que c’est hors de prix. Pour un abonnement internet seul ADSL, c’est déjà 75$ par mois (40€) puis on peut acheter des packs de 1GB, 3GB, 10GB ou 30GB pour des prix allant de 4$ à 30$ par pack.
C’est le tiers-monde. Qu’est ce qu’on est venu faire ici ? En plus les gens ne parlent même pas vraiment anglais. JE VEUX RENTRER A LA MAISOOOOON !!! Petit coup de blues à 18 000 bornes.
La France, c'est mieux: Il y a plusieurs FAI (enfin, pres des grandes villes), on peut avoir jusqu'à 20 Mega (pas à St Maur), on peut avoir une box avec lecteur Blu Ray (4 mois apres la commande, on a un mail pour dire que la livraison sera un peu retardée).
RépondreSupprimerPour le permis, c'est mieux aussi : Si on paye tres tres cher, on peut tenter 2 fois son permis, apres les auto écoles ne veulent plus de vous, mais on peut louer des voitures à double commande, à condition de payer quand même l'auto école pour ne pas être là. Avec le permis, on a plein de points. Si on roule à 130 sur autoroute et 110 sur les voies rapides, on se fait moquer par sa femme et sa fille, mais on ne perd pas de point. C'est dommage, on en perd à 78 km/h sur un portion limitée à 70. Sinon, on peut conduire sans permis, comme beaucoup. De toute façon, en ville, il y a les transports en commun pas cher. Si on quitte le boulot à 18h45 sans avoir pris une tasse de thé, on peut arriver à temps pour le journal de 20h00, si on a de la chance. Dommage, il y a parfois un désepéré de plus en moins sur les voies. Est-ce qu'ils ont un mot en Néo Zélandais pour les accidents grave de voyageur? :-)