vendredi 30 janvier 2015

Hawaii - le reste (partie 1)

25 décembre - 3 janvier

Comme prévu, j'ai la flemme de faire encore 9 articles sur notre séjour à Hawaii alors j'ai mis (dans l'ordre quand même) le reste des photos qu'on voulait vous montrer.

25 décembre
Malgré que la navette de l'aéroport n'est jamais passée nous chercher, nous avons réussi à nous envoler pour Big Island. Sur Big Island, nous avons loué une voiture et nous sommes parti à la recherche de la maison que nous avions louée via AirBnB. Grâce au sens de l'orientation de Christophe, nous avons fait quelques détours sur la route entre l'aéroport de Kona et la ville d'Hilo. Cela nous a permis de profiter de la variété de paysage extraordinaire pour une île pas bien grande.

Malgré l'aide de Christophe comme copilote, nous sommes tout de même arrivés à bon port. Il semble que je n'avais pas lu la description de la "maison" avec beaucoup d'attention parce qu'elle s'avère être au bout d'une piste en terre et en rochers assez difficile à pratiquer et il n'y a pas d'électricité ni d'eau potable. Mais notre hôtesse est adorable et nous a apporté deux gallons (3,8L) d'eau en prévision.

La lave autour de l'aéroport à l'ouest

Christophe qui fait de l'art

Une plage tout au nord

Une sorte de désert aride au nord-ouest

De verts pâturages au centre-ouest

Un monstrueux volcan (Mauna Loa) en plein milieu

Une météo néozélandaise à l'est de l'île

Notre "jardin" tout au sud de l'île


26 décembre
Nous partons à la découverte de nos proches environs. A la sortie de notre euuh... résidence, nous récupérons deux jeunes autostoppeurs hawaïens. Ils nous racontent qu'ils vont au bled juste à côté, Pahoa, pour voir la coulée de lave. Ca nous semble être une bonne idée. La lave a refroidi et a durci à la surface mais l'intérieur est encore chaud. Cette coulée s'est arrêtée fin novembre et une nouvelle à repris un peu plus haut et se dirige maintenant vers la place du marché. On ne peut malheureusement pas s'en approcher. Par précaution, la sécurité civile a joliment emballé les poteaux.

Enfin, il est bien trop chaud pour rester à côté de la lave. Nous partons à la recherche de sites de snorkelling. Malheureusement, avec toutes ces coulées de lave, il n'existe aucune plage de sable de ce côté-ci de l'île. Par contre, il y a des "tidal pools" (mares résiduelles en français mais ça fait moins joli) pas bien loin. Ce sont des petits bassins où l'eau et les poissons restent piégés lorsque la marée descend. Et comme c'est peu profond, l'eau y est (un peu) plus chaude que l'océan et c'est donc une véritable forêt de coraux et de poissons de toutes les couleurs. On ne voit pas bien sur les photos mais il y a des dizaines de bassins sur tout le littoral et on peut barboter de l'un à l'autre avec son masque et son tuba en poussant des grands "hoooon ha hu he hoisson !!" (c'est du franco-tuba).

Nous partons ensuite à la recherche du fameux phare dont le gardien aurait fait des offrandes à Pélé, déesse des volcans, pour qu'elle épargne le phare lors d'une éruption. Pélé a visiblement été d'accord et la coulée s'est divisée en deux et a fait le tour du phare. Il semblerait que les habitants de Kapoho, le bled voisin, n'aient pas prié assez fort, toutes leur maisons ont été avalées par la lave.

Un poteau lava-proof

Une usine pas assez lava-proof

Tidal pools


De l'art



Encore de l'art

Le phare

 
Coucher du soleil et des surfeurs
27 décembre
Visite du parc national au nom tellement original de "Volcano". Le parc est à une vingtaine de kilomètres de chez nous à vol d'oiseau mais depuis qu'une coulée a coupé la route, il faut faire tout le tour. En chemin, on prend en stop Dany, un allemand, qui nous raconte que ce weekend il y aura une fête sur la plage de Pahoa avec plein de drogues et de la musique. J'ai oublié de raconter que Pahoa c'est un peu le Woodstock de Hawaii, avec des hippies, des "artistes", des gens qui vendent des trucs étranges et de la musique. On le laisse avec ses plans à Hilo et on continue vers Volcano.

Comme son nom l'indique, à Volcano, il y a des volcans. La plupart des cratères sont en sommeil sauf Kilauea (dont provient la coulée de Pahoa) et Mauna Loa, l'énorme volcan au centre de l'île. Nous faisons quelques randonnées qui ne sont pas sans rappeler la Nouvelle Zélande. La balade principale fait un bon morceau du tour de la caldéra. La surface du volcan s'est effondrée de nombreuses fois au fur et à mesure des éruptions, créant un bassin entouré de falaises. Lors d'une éruption, la lave déborde du cratère et s'étale dans la caldéra. En 2008, une éruption a emporté l'ancienne plateforme d'observation située au fond de la caldéra. Depuis, il est interdit d'y descendre.

Mais le clou du spectacle vient à la nuit tombée. Durant la journée, le cratère de Halemaʻumaʻu ne semble cracher qu'une fumée noire. Mais une fois dans l'obscurité, on peut voir le cratère luire depuis une plateforme d'observation située, cette fois, en haut de la falaise. Le spectacle est irréel, impossible de s'en arracher malgré le froid ambiant.

De retour chez nous, nous nous renseignons sur l'ascension de Mauna Loa. Nous tombons sur un livre racontant que, malgré la faible longueur de la randonnée (20km), c'est l'enfer absolu à cause du manque d'oxygène, du sol instable, du risque d'éruption et de blizzard. Nous abandonnons donc l'idée de grimper Mauna Loa.
Balade arôme "oeuf pourri"

Halemaʻumaʻu

Juste de la vapeur d'eau

Encore Halemaʻumaʻu

Le cratère de nuit


28 décembre - la journée de l'échec
La soeur de Mauna Loa, c'est Mauna Kea, un volcan encore plus gros au centre de l'île et où est situé tout un chapelet d'observatoires. Faut dire que la pollution lumineuse n'est pas un problème sur Big Island. D'après le guide, on peut trouver de nombreuses randonnées au départ du visitor center de Mauna Kea.

Après être passé remplir nos gallons au robinet de la sortie de notre zone, nous prenons la route de Mauna Kea. Et là, c'est le premier échec de la journée : après 2 heures de route, il n'y a pas d'autres randonnées que l'ascension du volcan, ce qui prend une dizaine d'heures. De plus, impossible de voir les observatoires avant d'être quasiment arrivé donc il n'y a pas d'intérêt à n'en faire qu'une partie. L'autre option c'est d'avoir un 4x4 qui puisse affronter la piste entre le visitor center et les observatoires mais nous n'en avons pas non plus.

N'ayant rien d'autre à faire, nous repartons vers Hilo dans l'espoir de visiter le centre astronomique. Une heure et demi de route plus tard, nous sommes au centre... qui est fermé le lundi.

De dépit, nous partons visiter la rue principale d'Hilo, qui fait environ 400 mètres de long.

Il ne reste plus qu'à aller voir les quelques cascades des environs. En chemin on recroise Dany qui fait de nouveau du stop. Lui aussi va voir les cascades donc nous l'embarquons pour le reste de l'après-midi. Au final, cela nous aura fait beaucoup de route pour pas grand chose d'accompli.

*voix de documentaire* "Tous les jours, Christophe et ses voisins doivent aller chercher de l'eau au seul point d'eau potable de environs, à 5km de sa maison. L'accès à l'eau potable est un véritable problème dans le Tiers-M.. aux USA."
La "route" qui mène chez nous, à End of the Road. Ensuite commence la piste en terre.
Mauna Kea
En face, Mauna Loa

Hilo-centre

Des cascades

D'autres cascades

Une super grande cascade


2 commentaires:

  1. Malgré les commentaires peu enthousiastes, d'après les photos, ça a l'air magnifique, surtout les cascades.

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  2. Meuh non, je me plains pour le style. On a passé un très bon séjour et c'était magnifique. L'ennui c'était d'habiter dans un coin aussi reculé. Impossible de se dire au milieu de la journée "j'ai oublié mon maillot, repassons à la maison" parce que ça voulait dire 1h de trajet minimum.

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