24 décembre 2014
Aujourd'hui est notre dernier jour sur Oahu. Nous avons décidé d'aller tout au nord de l'île pour voir les énormes rouleaux qui font tant le bonheur des surfeurs. Comme nous n'avons pas de voiture, c'est encore en bus que nous faisons le trajet.
Encore faut-il trouver l'arrêt du bus 52 parmi la multitude qui se trouve tout autour de l'énorme centre commercial d'Ala Moana. Lorsque nous trouvons enfin le bon arrêt, un panneau nous annonce que l'arrêt à été déplacé pour cause de travaux. Un plan mystérieux indique l'emplacement de l'arrêt provisoire.
Alors que nous parcourrons les rues autour du centre commercial dans tous les sens, voila qu'un bus 52 pointe son nez à un coin de rue. J'essaye de faire des signes au chauffeur mais celui-ci me regarde à peine et agite juste la main pour dire qu'il ne prend pas de passagers en route. Je ne veux pas monter (enfin si), je veux savoir où est le %*# d'arrêt de bus. J'essaye de mimer ma recherche d'arrêt de bus aux passager à travers la fenêtre pendant que le bus attend le feu vert. Enfin un jeune couple semble comprendre mon message et pointe vers la droite, derrière eux. Halleluia ! L'arrêt de bus se trouve 50 mètres plus loin. Il n'y a plus qu'à attendre 30 minutes le prochain bus 52.
Au bout d'une heure et demi de trajet dont nous n'avons pas pu voir grand chose tellement les vitres étaient sales, nous arrivons au petit bled d'Haleiwa. Finalement les rouleaux ne sont pas aussi impressionnant que je l'avait imaginé mais c'est joli quand même.
A part regarder la mer et quelques surfeurs, il n'y a pas grand chose à faire. La prochaine escale est le Polynesian Cultural Center, situé à 20km à l'est. Le prochain bus n'est que dans 20 minutes alors on flâne un peu et j'en profite aussi pour réserver une navette pour l'aéroport le lendemain. On achète aussi une babiole dans une boutique pour avoir deux billets de 5$ pour nos prochains trajets en bus.
Le temps d'arriver au Polynesian Center, il est déjà 16h. Ca nous laisse juste le temps d'assister à 2 présentations. Le parc représente les peuples des îles Pacifique : Fidji, Tonga, Aotearoa (NZ), Rapanui (ile de Pâques), Tahiti, Hawaii et Samoa. Chaque île permet de s'essayer à des arts et pratiques traditionnels de son peuple. Nous commençons par Fidji pour apprendre à faire du feu. C'est facile nous dit l'instructeur, il "suffit" de frotter un petit bâton dans une rainure d'un gros bâton. Au bout de 10 minutes de frottement acharné, on a un peu de fumée !
Un peu plus tard la présentation de l'île de Fidji commence. Sur fond de hula, l'animateur commence par nous faire faire des tas d'âneries comme claquer des mains, sauter sur place et prononcer des mots en fidjien. Ensuite on passe aux sujets sérieux, l'animateur et d'autres fidjiens nous montrent tout ce qu'il est possible de faire à partir du cocotier et de sa noix. Rien n'est jeté, les feuilles sont tissées, l'écorce est battues en papier, la bogue de la noix de coco sert d'allume-feu, la chair est mangée ou transformée en lait,...
Enfin commence la démonstration de démarrage de feu. Avec les même bâtons que nous plus tôt, 2 fidjiens obtiennent des flammes en moins de deux minutes, c'est impressionnant.
Et bien sûr, pour ne pas gâcher le feu si durement acquis, on a le droit à une démonstration de jonglage avec un bâton en feu.
Après Fidji, nous partons visiter Tahiti dont la présentation porte sur la danse du hula. Cette fois, l'animateur nous fait donc danser le hula. La partie femme est surprenamment plus facile que celle des hommes. J'imagine que personne n'a jamais prêté attention au hula des hommes mais ça ressemble à une sorte de danse des canards, où il faut s'accroupir un peu et écarter et refermer les genoux très rapidement.
Les hommes de l'assistance sont d'ailleurs bien moins enthousiasmés à l'idée d'apprendre la danse que les femmes.
Une fois que nous avons bien massacré leur danse traditionnelle, les danseurs tahitiens finissent par une vraie démonstration. Vidéo de qualité médiocre ici : http://youtu.be/dT5bY_65LLc.
Après cela, les démonstrations sont finies pour la journée. Un grand buffet est servi pour le diner avant le spectacle nocturne final. Nous on a choisi le buffet des pauvres (c'était déjà hors de prix). Pas trop mal à part le poisson qui était complétement fade. Heureusement, il y a de l'ananas à volonté, de quoi s'éclater la panse.
Enfin la journée s'achève par le grand spectacle. Il raconte l'histoire de Mana, un garçon né lors de l'éruption d'un volcan d'Hawai. Ses parents et lui sont forcé de fuire sur leur canoé et voyagent d'île en île au fur et à mesure que Mana grandit. Mana finit par rencontrer une femme, puis perdre son père pendant un attaque d'une tribu ennemie puis à son tour avoir un enfant. A chaque île, les danses et les talents de chaque peuple est démontré. On assiste même à un haka très bien réalisé quand vient le tour d'Aotearoa.
Malheureusement, on a encore pris des places dans la tribune des pauvres, complétement au fond et sur le côté, on n'en profite pas beaucoup.
Comme il était interdit de prendre des photos pendant le show, voici une capture d'écran de leur site.
A peine le spectacle fini, c'est la course ! Il est 21h et le dernier bus jusqu'à Honolulu passe à 21h20. Notre vol le lendemain est à 8h50 donc ça ferait un peu court pour rentrer à pied. Heureusement, on est à l'heure est on n'est pas les seuls à avoir eu la même idée.
Encore une heure et demi plus tard, nous sommes de retour... à Honolulu. Mais pas à Waikiki. 3,8km indique mon GPS et à cette heure-ci, il n'y a plus de bus. Un jeune couple devant nous à l'air complétement perdu et cherche la mer dans la mauvaise direction. D'après eux, à partir de là, ça sera facile de trouver Waikiki. On leur propose plutôt de nous suivre, nous et notre GPS. Finalement, il reste quand même un bus à cette heure-ci et il va justement à Waikiki.
A minuit et demi, après avoir refait les cvalises, nous pouvons enfin aller nous coucher. La nuit va être courte, la navette passe à 6h30 le lendemain matin.

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