Du 13 au 26 novembre
Boulot
A Define, la semaine a été marquée par le déménagement d'une
partie des équipements. Pleine d'ambition et forte de paraître au palmarès des
10 entreprises "à surveiller", Define voit grand ! Ils ont donc
acheté une nouvelle ligne de production et, dans le même temps, fait
l'acquisition du bâtiment voisin.
Le projet est pharaonique : Gilbert, César et moi quittons
notre minable cajibi et déménageons au premier étage du nouveau bâtiment. Hamid
et Meloy quittent eux aussi leur placard pour le rez-de-chaussé. Ce sera le
grand luxe : nous pourrons même nous étirer sans assommer nos voisins. Notre
étage dispose même d'un petit balcon où nous avons déjà prévu de faire
installer un jacuzzi et un barbecue. Ca viendra parfaitement compléter le frigo
à calibration qui sert déjà à stocker les bières. J'ai aussi prévu de recouvrir
les baies vitrées de plantes en tout genre, ça va être chouette.
| L'ancien cajibi |
| Le nouveau palace |
Côté production, la nouvelle ligne devant être installée
dans le premier bâtiment, il faut en sortir les actuelles lignes qui seront
déplacées dans le nouveau bâtiment. Ca ne me parait pas d'une logique
bouleversante mais c'est la patronne qui décide.
Enfin, ça a été plus facile à dire qu'à faire. Il m'a fallu
2 jours pour transférer le bazar inouï des techniciens jusqu'à notre nouvelle
base, pendant que les hommes étaient réquisitionnés au déménagement des
machines et des meubles. Anna m'avait gentiment prêté Janette, une collègue un
peu cloche, pour m'aider mais ça m'a plutôt ralenti qu'autre chose :
"Barbara, je pose ça où?" "Euh, bah sur le chariot là"
"Et ça?" "Sur le chariot aussi" "Et ça?" etc.
| Les doigts dans le nez |
Ca a été la même chose quand il a fallu tout ranger dans
notre salle. Au final, j'ai trouvé une excuse pour m'éclipser et elle a très
bien tout rangé toute seule.
J'ai aussi eu l'occasion de faire un peu de peinture. Anna
voulant que le nouveau bâtiment soit un modèle de propreté et de netteté, elle
voulait que nous jetions deux petites étagères laides mais bien pratiques pour
ranger les innombrables boites de circuits. J'ai néanmoins réussi à monter les
étagères en douce et à les repeindre en blanc. C'était beaucoup moins amusant à
faire que je ne l'imaginais, mais après avoir tanné mes collègues pour pouvoir
peindre les étagères, je n'avais plus le choix. Finalement, mes étagères sont très
jolies et Anna m'a autorisée à les garder. Par contre, je me suis faite
engueuler pour avoir mis des goutes de peinture blanche sur le sol fraichement
peint en gris mais ça m'étonne un peu, j'avais mis une grande bâche sur le sol.
Vendredi, c'était l'anniversaire de Gérald. Mercy a apporté
une énorme marmite de nouilles sautées aux fruits de mer, c'était magique! Par
contre, on les a mangées à la pause de 10h15 donc on n'avait plus faim pour le
midi.
| Vendredi, 15h30. |
| A Define, on travaille dur. |
Le même jour, n'ayant plus rien à ranger, à peindre ou à
nettoyer, j'ai été voir Gérald pour qu'il me donne du boulot. Je me suis
retrouvée avec 800 diodes aux pattes de chacune desquelles il m'a fallu souder
3 fils. A la fin de la journée, je ne pouvais plus voir une diode en peinture
et il m'en restait 550 à faire. Bac+5 en soudure.
Surprise party
Pour fêter les 40 ans de Gérald, sa femme a organisé une
grande surprise party. Nous avions rendez-vous à 13h00 dans un bâtiment portant
la mention "Eglise" mais qui ressemblait à un grand hangar. Ne
sachant pas trop quoi apporter, j'ai fait une tarte tatin dont le caramel s'est
entièrement répandu sur mes genoux dans la voiture. Sur place, nous avons
retrouvé César, Gilbert et sa famille, Hamid, Meloy ainsi que Anna et Anthony.
Nous avions d'ailleurs croisé Anna au supermarché le matin même, mais ne
sachant pas si elle était invitée, j'avais peur de faire une gaffe. Ma tarte
tatin a rejoint les autres desserts sur un grand buffet et l'attente a
commencé.
Finalement, après une longue attente principalement meublée
par le bavardage incessant d'Anna, les lumières se sont éteintes et un Gérald
un peu boudeur a fait son apparition. Son boudin n'a pas duré puisqu'on a hurlé
"Surprise!" en allumant les lumières et il en est resté comme deux
ronds de flan.
Lorsqu'il a été remis de ses émotions, sa femme et son fils
ont fait un petit discours puis nous avons remercié le Seigneur pour avoir
accordé 40 années à Gérald et prié pour qu'il en ait encore beaucoup d'autres.
La fête avait manifestement été prévu de longue date puisque les comploteurs
avaient même réussi à enregistrer un message vidéo de la part des parents de
Gerald, restés au pays. Inutile de préciser que Gérald pleurait comme une
madeleine en regardant la vidéo. Enfin, la femme de Gerald a dit le bénédicité
et nous avons pu nous ruer sur le buffet.
Tout était excellent, en particulier un plat de bœuf qui
ressemblait très fort à du bœuf bourguignon, ça rappelait douloureusement la
maison. Anthony, qui me tanne plus ou moins subtilement pour que j'apporte des
gâteaux français au boulot a pu se régaler avec ma tarte tatin. Il n’y a
d’ailleurs que nous qui y avons touché, les philippins ayant dû se méfier de
cette drôle de tarte.
Après, le repas, l’ami de Gérald et animateur de la fête a
annoncé qu’il y allait y avoir des jeux et a commencé à appeler des gens pour
former des équipes, dont Hamid le timide, Anthony, Meloy et César. Les joueurs
ont été divisés en trois équipes et le but était de créer une couche à l’aide
d’un rouleau de papier toilette à l’un des membres de chaque équipe. C’était un
spectacle assez rigolo et c’est l’équipe d’Anthony qui a gagné avec une couche
impressionnante. Vive les ingénieurs.
Ensuite il y a eu un jeu de chaise musical avec des duos
mères-filles où il fallait que chaque mère attrape sa fille avant de pouvoir s’asseoir
sur une chaise quand la musique s’arrêtait. J’en ai vu tricher mais bon…
Nous n’avons pas pu échapper au dernier jeu qui était pour
les couples. Répartis en deux équipes de 6 couples, le but était de courir
jusqu’à une chaise, s’habiller aussi vite que possible d’un pareo, d’un haut de
bikini et d’un grand chapeau pour les hommes et d’un ensemble de basketteur et
dune casquette pour les femmes, puis de courir jusqu’à une autre chaise où il
fallait prendre une pause amusante pour une photo. Ensuite il fallait retourner
à la première chaise, se déshabiller et revenir à la ligne de départ pour le
couple suivant. Notre équipe a malheureusement perdu mais on a bien rigolé
quand même.
Après toutes ces émotions la fête s’est terminée et nous
sommes partis pour la deuxième étape de la journée…
La table basse
Depuis 7 mois que nous vivons dans notre bicoque de Parrish
road, nous mangeons sur le grand carton d’emballage de la télé en guise de
table basse. Dans la chambre, le carton de l’aspirateur fait office de table de
chevet. C’est plutôt économique comme ameublement mais au bout de tout ce
temps, la « table basse » commençait à montrer des signes de
faiblesse, même après avoir retourné le carton au bout de 5 mois. De plus, nous
avions quelque peu honte à chaque fois que nous recevions des amis. Il faut
dire que la table basse était devenue l’emblème de la maison et l’achat d’une
vraie table était un peu l’Arlésienne.
Outre le fait que nous sommes maintenant presque riche
puisque je travaille, nous devions héberger Sarah et Manu la semaine suivante
et je refusais de les recevoir avec un carton avachi en guise de mobilier,
surtout depuis le temps qu’on parlait de le remplacer. Surmontant la radinerie
de Christophe, nous nous sommes donc rendu chez PKFurniture, chez qui nous
avions déjà acheté le lit et le canapé.
La table basse a été choisi rapidement puisque celle qui
correspondait à notre lit était aussi la moins cher du magasin (probablement
parce que notre lit était aussi le moins cher du magasin). Le choix de la table
basse a été, par contre, le sujet d’âpres négociations que j’ai fini par gagner
d’un « tu fais ce que tu veux mais moi je prends celle-ci ».
| Ca nique sa mère comme elle est belle ! |
Nous sommes donc rentrés heureux possesseurs d’une table
basse maaaaaaaaagnifique et d’une table de chevet non moins magnifique. Je ne
vous raconte pas l’effet que la table fait dans notre salon, même Sarah et Manu
se sont ébaudis (instant culture-vocabulaire) devant elle ! Par contre, il
faut utiliser des dessous de verres pour ne pas faire de traces, je pense même
acheter une toile cirée pour ne pas l’abimer. Mamie, sort de ce corps !
Un award pour Christophe
La semaine dernière, Christophe a dû participer à un
séminaire de 2 jours organisés pour les petits nouveaux de Beca, la maison mère
de sa boite (Derceto). Lors de ces deux jours de pipeau, il a dû présenter avec
3 autres petits-nouveaux, un épisode de l’histoire de Beca montrant les valeurs
de l’entraide et d’un autre truc du genre. A la fin de leur présentation, l’animateur-organisateur
du séminaire a décerné à Christophe le « Best accent award » pour sa
remarquable imitation de l’accent français, disant que c’était une idée originale
et amusante pour une présentation. Ca l’a vexé comme un pou.
Les autres semaines en condensé
Comme vous avez pu le remarquer, j’ai 3 semaines de retard
dans mon blog, je vais donc aller au plus court pour le reste :
- Sarah et Manu ont habité chez nous pendant une semaine entre leur retour de l’île du sud et leur départ pour Tahiti. Je n’ai donc pas pu jouer à Skyrim pendant tout ce temps là mais Sarah est une cuisinière hors pair qui nous a régalé de gougères, poulet rôti, tartes aux fraises, carré aux amandes etc. Du coup, j’en ai oublié mon malheur et nous avons gagné quelques kilos.
| Si si c'est light, promis ! |
- Le weekend dernier, des amis de Sarah et Manu étaient de passage sur Auckland. Nous en avons profité pour aller refaire l’ascension de Rangitoto, le grand volcan de la baie d’Auckland. En haut nous avons pique-niqué, mais pas n’importe comment. Sarah, toujours excellente cuisinière, ne se contente pas d’un morceau de jambon dans un bout de pain. Nous avions donc une salade de roquette et parmesan et une autre salade de pâtes au saumon fumé et à la crème fraiche. Le tout accompagné de tomates cerises et en dessert, une part de tarte à la fraise avec de la crème pâtissière. Du coup, on ne pouvait plus bouger et on est resté 2 heures au sommet de Rangitoto pour digérer. Le soir, nous avons fait plus léger : pizzas maison (la pâte à pizza de Sarah est à se rouler par terre), cacahuètes et bière. Un bon weekend en somme.
- Pour rappel, en Nouvelle-Zélande, l’été commence et pendant 3 semaines autour de Noël et du jour de l’An, ce sont les grandes vacances de l’hémisphère sud. Nos boites fermant du 23 décembre au 9 janvier, nous avons décidé de partir visiter l’île du Sud, celle des plus beaux paysages. Malheureusement, il n’y avait plus de billets d’avions disponibles pour les deux aéroports que nous visions, du coup nous nous sommes rabattus vers des billets pour Christchurch, la ville en ruine. Nous y avons aussi loué une voiture. Nous avons prévu de ne pas réserver nos nuits et d’aller comme bon nous semble avec notre tente selon le temps et nos envies.
- Au boulot rien de particulier, j’ai 1000 transmetteurs à calibrer, à souder et à recalibrer à la main parce que le premier testeur qui fait le premier calibrage picole un peu trop. Ma mission à Define est d’ailleurs de réparer le testeur en question pour ne plus avoir à tout refaire à la main mais je n’avance pas vite.
- Côté jardin, ça pousse, le rosier a fini de fleurir et semble végéter un peu, les plants de tomates sont couverts de fleurs et de petites tomates en préparation, le persil est monté en fleur, tout comme ces satanées salades. Nous avons acheté un filet anti-oiseaux et depuis que le pot à fraisier a été transformé en Fort-Boyard, nous mangeons de délicieuses fraises. Les pois de senteurs qui ont survécu à la tondeuse à gazon du propriétaire sont aussi couverts de fleurs qui sentent très bons. L'été est définitivement là
Bonne fête Barbara ;-)
RépondreSupprimerHey, un bon sandwich (mode Scotland) ça peut être pas mal aussi ! Et je suis sure que c'est moins galère à transporter qu'une tarte à la frais avec crème pâtissière ^^ !
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